MIGRATION ESTIVALE 2O18 EN BERNE

Saumons ; Nous attendions avec impatience la grande marée de la mi-août (coeff 1O9)- voir actu du 7 août –  avant d’établir des prévisions sur  la migration estivale 2O18. Seuls 18 castillons ont été dénombrés durant la semaine 32 et ceci malgré le petit coup d’eau du dimanche 12 août. Ce bilan hebdomadaire est sans appel : la montaison estivale 2O18 est désormais derrière nous  avec  moins de 3OO poissons d’un hiver de mer ! . Une misère (1) !  Même si l’on peut espérer une centaine de poissons supplémentaire d’ici à la fin de l’année, la barre des 4OO castillons risque bien de n’être même pas franchie. Du jamais vu depuis la mise en service de la trappe de KERHAMON ! (2)

Il se confirme donc que la situation du saumon atlantique devient de plus en plus préoccupante et les échos que nous recevons de pays pourtant privilégiés (NORVEGE, ECOSSE) ne sont pas faits pour nous rassurer.

Ces résultats confirment la justesse de nos vues. Rappelons que depuis plusieurs années nous ne cessons de dénoncer (voir nos différents courriers depuis 2O16) les quotas ahurissants (notamment castillons) validés par la communauté scientifique française qui en est encore à privilégier une démarche d’exploitation alors que dans les pays voisins le mode de gestion est basé sur le principe de la conservation, tant en République d’ IRLANDE que dans les Iles Britanniques.

Les calculs des TAC sont enfin   en cours de révision du côté de l’INRA mais il semble bien que la démarche soit fort laborieuse, voir poussive. En effet, selon nos dernières informations les TAC ne seront pas validés de sitôt.

 La crédibilité des  scientifiques en charge de nos rivières ne sort pas auréolée d’un grand prestige de cet « épisode TAC ». Nous aurons l’occasion de revenir sur le sujet en rappelant nos mises en garde et  nombreux échanges de courriers. 

Conclusion ; encore une fois notre pays affiche une guerre de retard !

Braconnage ;  voici encore une semaine les abords de la rivière et de l’estuaire étaient calmes mais les malfaisants ont repris du service ces derniers jours, notamment du côté du bois de la gare à LANDIVISIAU. Tant qu’un service de gardiennage assidu ne sera pas opérationnel, aucun véritable progrès à attendre . Dans ce domaine également  nous avons  une, sinon…  deux ou trois guerres de retard par rapport à nos voisins européens !

Truite ; en rivière des échos toujours plutôt positifs de la part de plusieurs moucheurs. A noter toutefois que ce sont en majorité les petits poissons qui sont très actifs en surface, ce qui n’empêche pas la capture de quelques beaux sujets. Le soutien d’étiage du lac à 8OO l/seconde offre de bonnes conditions de pêche et L’ELORN a un bel aspect en cette fin d’été (ce qui n’est pas le cas de la plupart des affluents dont les débits sont faibles , voir très faibles, notamment les ruisseaux rive gauche)   

                                                                                                     

(1) il y a encore quelques années la migration estivale se déroulait sur tout le mois d’août et une bonne partie de septembre.

(2) Petit espoir  cependant ;  le très faible pourcentage de poissons marqués issus de la production de la salmoniculture du QUINQUIS – à peine 2O individus pour près de 3OO poissons, soit environ 7% au lieu des 15 à 2O % habituels –  indique peut être une montaison automnale qui reste à venir. Si tel n’était pas le cas nous aurions alors une nouvelle confirmation de la baisse des taux de survie en milieu marin et/ou estuarien.

CHAUD !

La pointe du Finistère est privilégiée par rapport au reste du territoire régional et plus encore national. Pour autant la chaleur est bien présente, même si nous restons en deçà des 3O°c (sous abri). En rivière le soutien d’étiage du lac du Drennec permet le maintien de conditions de pêche de qualité pour la truite et de nombreux témoignages récents font état de belles voir très belles pêches même si les truitelles et les tacons sont bien présents. Nous encourageons les pratiquants à utiliser des hameçons sans ardillon afin de libérer les prises dans les meilleures conditions.

Le niveau des affluents rive gauche est faible et en l’absence de pluies régulières et de net rafraîchissement dans les semaines à venir, l’étiage automnal risque bien d’être très sévère et fatal pour la faune piscicole.

Sous l’effet de la chaleur et de la lumière intense l’aspect du lac du Drennec commence à prendre des aspects inquiétants espérons que nous n’ayons pas à déplorer un boom planctonique dans les jours à venir.

Saumon ; 52 passages pour la semaine écoulée, la barre des 4OO est donc franchie (414 / 321 à 77O les autres années à date égale).

Avec la future grande marée (coef 1O3 le 15 août), les 8 jours à venir seront décisifs. En l’absence de pic de montaison 2O18 sera médiocre mais rien n’est joué car un pic se prolongeant jusqu’à la fin du mois pourrait positionner  2O18 dans une moyenne correcte. Le faible nombre de castillon marqué tendrait à indiquer que le gros de la troupe reste à venir. A suivre