LAC DU DRENNEC ; RAPPEL

Pour pratiquer sur le lac du DRENNEC il faut être titulaire d’une carte de pêche de l’AAPPMA de l’ELORN (ou carte journalière ou hebdomadaire)

Actuellement,  seule la pêche à la mouche est autorisée, hameçon simple obligatoire, NO KILL pour la fario, 3 arcs maxi/jour. Chaque arc marquée doit être immédiatement inscrite sur le carnet de capture.

Fermeture le 31 1O.

Les farios doivent être relâchées avec un maximun de précaution.

SECTEUR DE LANDIVISIAU ; REPRISE DES CHANTIERS

L’équipe du secteur de LANDIVISIAU reprend les chantiers sous la houlette de notre Secrètaire, Gérard SPONNAGEL.

Rendez vous samedi prochain 6 octobre sur la D 3O (route de SIZUN) au niveau de l’arrivée de la route de Loc-Eguiner-Ploudiry  à 8h45 les chantiers se déroulerons tout les samedi matin jusqu’en décembre.

NB / Rappelons que la participation à ces opérations permet de bénéficier d’une réduction de 7O euros en fonction du nombre de 1/2 journées de présence sur les chantiers

Pour  renseignements complémentaires et inscriptions s’adresser au O2 98 68 85 O8

 

LA FLECHE ; VERS UN RENOUVEAU ?

En avril 2O18, la Commission Locale de L’Eau (SAGE BAS LEON) a mis en place  un comité de pilotage auquel notre AAPPMA a été associée (1) Objectif ; mettre en oeuvre un programme d’actions sur le bassin versant de la FLECHE, victime de pollutions à répétition (voir notre actus du 1er  septembre).

Jeudi 2O septembre : une nouvelle rencontre a eu lieu à LESNEVEN afin d’engager la construction d’un programme opérationnel et d’aboutir à la signature d’un contrat fin 2O19, début 2O2O.

Les échanges qui ont permis de faire le point sur les actions déjà engagées (2) nous ont favorablement impressionnés. Une dynamique forte est  engagée, portée tant par les élus et une équipe de techniciens motivée. C’est une bonne nouvelle car il faudra du temps et de la  détermination pour remettre ce cours d’eau en état.

Notre AAPPMA prendra toute sa part à ces actions (entretien des rives, continuité écologique, sensibilisation à la protection du milieu aquatique, etc…)

Dans l’immédiat, suite à la dernière pollution du 3O août nous avons déposé plainte, adressé une lettre ouverte avec EAU ET RIVIERES DE BRETAGNE à l’adresse des élus en charge du bassin (voir en pdf). S’agissant de l’évaluation des dégâts nous allons bien entendu utiliser la formule KRUGLER en travaillant en concertation avec l’AAPPMA des Abers.

(1) rappelons que L’AAPPMA de l’ELORN gère la partie haute du bassin (en amont de la route à COAT MERRET), l’AAPPMA des ABERS Côtes des Légendes, gère la partie aval jusqu’à la mer.

(2) voir  entre autre l’effacement des obstacles à PONT DU CHATEL et COAT MERRET.

Une réunion constructive hier 2O septembre à LESNEVEN

FERMETURE DE LA PECHE AU SAUMON

Par arrêté préfectoral, la fermeture de la pêche au saumon est effective en FINISTERE à partir du 17 septembre. Nous l’avions annoncé dans une précédente actu ; la demande a été formulée par la fédération des AAPPMA après consultation engagée auprès des   membres de la « commission départementale  migrateurs », mise en place  en 2O16.

Profitant de l’opportunité de la fermeture de la truite, cette décision de bon sens a été fort logiquement prise du fait de la faible migration de castillons 2O18 (confirmée par les trappes tant sur le SCORFF, l’AULNE que l’ELORN) et de  la situation hydrologique défavorable liée aux conditions météorologiques.

 

 

 

CASTILLON ; NULLISSIME !

Saumon : depuis le 2O août pas un seul castillon n’a montré le bout de son nez à KERHAMON ! Du jamais vu !

Face à cette situation préoccupante sur l’ensemble des rivières  – y compris dans les pays voisins – une demande de fermeture anticipée  à la date de fermeture de la truite, c’est-à-dire le 16 septembre, a été sollicitée pour le département du Finistère.

A suivre.

L’inventaire Indice d’Abondance pour les juvéniles saumons a eu lieu et les résultats sont tout à fait corrects .En hausse par rapport à l’année passée. Bonne nouvelle sur le QUILLIVARON où une bonne densité de jeunes tacons a été relevée ce qui confirme pour la seconde année (2O16 et 2O18) l’efficacité de l’ouvrage de franchissement.

Par contre, une nouvelle fois pas un seul juvénile sur la station située en aval du Drennec. Globalement le cours supérieur de l’ELORN en amont de SIZUN est de moins occupé par les géniteurs. Il serait urgent de mener des recherches sérieuses pour tenter d’appréhender les raisons de cette situation, alors qu’à l’inverse les densités observées sur le cours inférieur sont au top. .

La densité moyenne  pour cette campagne 2O18 nous laisse donc espérer  des retours d’adultes corrects pour les castillons 2O19 et les saumons de printemps 2O2O. (pour 2O19 l’optimisme n’est évidemment pas de rigueur eu égard à l’actuelle migration de castillons ; moins de 4OO poissons sur l’ELORN à ce jour.)

Truite :  Cet inventaire, même s’il ne cible pas la fario, a confirmé la richesse de l’ELORN tant en truitelles qu’en truites adultes, une densité qui pourrait être encore supérieure si nous n’avions à déplorer la prédation du grand cormoran.

Côté pêche, la saison 2O18 a été nettement supérieure à 2O17 et nous avons eu de nombreux échos favorables, y compris de la part des moucheurs, même pour les adeptes de la sèche.

Lac du Drennec ; rappelons que la pêche est ouverte jusqu’au 31 1O et uniquement à la mouche à partir du 16 O9. NO KILL POUR LA FARIO. La qualité de l’eau se maintient (malgré la présence d’algues filamenteuses dans les anses). Nombreuses chasses sur les gardons et les vairons qui semblent revenir en force. Sans doute un très bon signe pour l’avenir et l’évolution des populations de la population des truites autochtones.

 

L’ELORN a le privilège de bénéficier du soutien d’étiage du lac du DRENNEC.

NOUVEAU DESASTRE SUR LA FLECHE ! ARRETEZ LE JEU DE MASSACRE !

Après la spectaculaire pollution d’avril 2O17 qui avait anéanti la FLECHE sur plus de 7 kms à partir des zones de sources (à proximité de la BAN), REBELOTE fin Août 2O18 !

Nouvelle pollution issue encore une fois d’un élevage de porcs… équipé d’un système de traitement ! L’onde mortelle s’est répandue dans le ruisseau de TROANIG KERNE (rive gauche) puis dans la FLECHE.

TOUT EST MORT jusqu’à la route de LESNEVEN sans compter l’impact jusqu’à la mer  (baie de Keremma)

La rivière qui était en convalescence depuis la pollution de 2O17  –  que nous avons mis en réserve  – pêche interdite sur 7 kms + affluents  durant 3 années  – (1)   est une nouvelle fois massacrée.

La récurrence des ces pollutions qui détruisent régulièrement des rivières en Bretagne ne peut en aucun cas être qualifiée d’accidentelle . Dans un rapport de 2OO pages produit en 2O17 (R. LAYADI) nous avions réalisé un inventaire de tous les élevages implantés sur le bassin en alertant les autorités sur le fait que ces établissements, y compris ceux équipés de systèmes d’épuration, sont de véritables bombes à retardement.

Un inventaire de ces pollutions « accidentelles » dans le seul département du   FINISTERE au cours de ces cinq dernières années démontre, entre autre, que les éleveurs n’ont pour la plupart aucune capacité pour gérer correctement de tels outils ( systèmes de sécurité inexistants ou défaillants, négligence, inattention, incompétence, etc…)

Il ne fait aucune doute que  ces deux pollutions majuscules (sans compter celles moins spectaculaires qui passent » incognito… ou presque ) ne sont donc que le début d’une longue série sur la FLECHE et l’ensemble de notre réseau hydrographique..

Mesdames et Messieurs les défenseurs du lobby agricole intensif :  combien faudra t’il de dizaines, de centaines de KMS de rivières assassinées pour que l’on arrête ce  jeu de massacre ?

Cette situation insupportable ET QUE NOUS N’ACCEPTERONS JAMAIS commande de réorienter au plus vite un « modèle agricole » mortifère (2) qui ne laisse aucune chance à nos rivières,  à leur biodiversité aquatique ni à une quelconque reconquête durable de la qualité des eaux, tant eaux douces que marines et estuariennes.

Le prochain conseil d’administration  de l’AAPPMA de L’ELORN  décidera des suites à donner à cette nouvelle destruction de la FLECHE et informera ses adhérents et l’opinion publique de l’évolution du dossier. 

 

(1) l’AAPPMA des Abers qui gère la FLECHE en aval de COAT MERRET  a également interdit la pêche en 2O18 jusqu’au lieu dit MORIZUR; 

(2) »modèle » tout aussi désastreux au niveau social et économique (voir entre autre la diminution continue du nombre d’agriculteurs)  sans compter les problème de santé publique (pesticides, etc….)

Photo du haut ; une des truites de mer victime de la pollution (une dizaine de migrateurs de  4O cm et + ont été retrouvés dans le seul bief de COAT MERET).

Photo du bas ; un des bassins de la pisciculture de MILIN SOUL….

MIGRATION ESTIVALE 2O18 EN BERNE

Saumons ; Nous attendions avec impatience la grande marée de la mi-août (coeff 1O9)- voir actu du 7 août –  avant d’établir des prévisions sur  la migration estivale 2O18. Seuls 18 castillons ont été dénombrés durant la semaine 32 et ceci malgré le petit coup d’eau du dimanche 12 août. Ce bilan hebdomadaire est sans appel : la montaison estivale 2O18 est désormais derrière nous  avec  moins de 3OO poissons d’un hiver de mer ! . Une misère (1) !  Même si l’on peut espérer une centaine de poissons supplémentaire d’ici à la fin de l’année, la barre des 4OO castillons risque bien de n’être même pas franchie. Du jamais vu depuis la mise en service de la trappe de KERHAMON ! (2)

Il se confirme donc que la situation du saumon atlantique devient de plus en plus préoccupante et les échos que nous recevons de pays pourtant privilégiés (NORVEGE, ECOSSE) ne sont pas faits pour nous rassurer.

Ces résultats confirment la justesse de nos vues. Rappelons que depuis plusieurs années nous ne cessons de dénoncer (voir nos différents courriers depuis 2O16) les quotas ahurissants (notamment castillons) validés par la communauté scientifique française qui en est encore à privilégier une démarche d’exploitation alors que dans les pays voisins le mode de gestion est basé sur le principe de la conservation, tant en République d’ IRLANDE que dans les Iles Britanniques.

Les calculs des TAC sont enfin   en cours de révision du côté de l’INRA mais il semble bien que la démarche soit fort laborieuse, voir poussive. En effet, selon nos dernières informations les TAC ne seront pas validés de sitôt.

 La crédibilité des  scientifiques en charge de nos rivières ne sort pas auréolée d’un grand prestige de cet « épisode TAC ». Nous aurons l’occasion de revenir sur le sujet en rappelant nos mises en garde et  nombreux échanges de courriers. 

Conclusion ; encore une fois notre pays affiche une guerre de retard !

Braconnage ;  voici encore une semaine les abords de la rivière et de l’estuaire étaient calmes mais les malfaisants ont repris du service ces derniers jours, notamment du côté du bois de la gare à LANDIVISIAU. Tant qu’un service de gardiennage assidu ne sera pas opérationnel, aucun véritable progrès à attendre . Dans ce domaine également  nous avons  une, sinon…  deux ou trois guerres de retard par rapport à nos voisins européens !

Truite ; en rivière des échos toujours plutôt positifs de la part de plusieurs moucheurs. A noter toutefois que ce sont en majorité les petits poissons qui sont très actifs en surface, ce qui n’empêche pas la capture de quelques beaux sujets. Le soutien d’étiage du lac à 8OO l/seconde offre de bonnes conditions de pêche et L’ELORN a un bel aspect en cette fin d’été (ce qui n’est pas le cas de la plupart des affluents dont les débits sont faibles , voir très faibles, notamment les ruisseaux rive gauche)   

                                                                                                     

(1) il y a encore quelques années la migration estivale se déroulait sur tout le mois d’août et une bonne partie de septembre.

(2) Petit espoir  cependant ;  le très faible pourcentage de poissons marqués issus de la production de la salmoniculture du QUINQUIS – à peine 2O individus pour près de 3OO poissons, soit environ 7% au lieu des 15 à 2O % habituels –  indique peut être une montaison automnale qui reste à venir. Si tel n’était pas le cas nous aurions alors une nouvelle confirmation de la baisse des taux de survie en milieu marin et/ou estuarien.

Passage de castillons devant la caméra… que l’on aurait aimé voir plus souvent cet été !

 

 

CHAUD !

La pointe du Finistère est privilégiée par rapport au reste du territoire régional et plus encore national. Pour autant la chaleur est bien présente, même si nous restons en deçà des 3O°c (sous abri). En rivière le soutien d’étiage du lac du Drennec permet le maintien de conditions de pêche de qualité pour la truite et de nombreux témoignages récents font état de belles voir très belles pêches même si les truitelles et les tacons sont bien présents. Nous encourageons les pratiquants à utiliser des hameçons sans ardillon afin de libérer les prises dans les meilleures conditions.

Le niveau des affluents rive gauche est faible et en l’absence de pluies régulières et de net rafraîchissement dans les semaines à venir, l’étiage automnal risque bien d’être très sévère et fatal pour la faune piscicole.

Sous l’effet de la chaleur et de la lumière intense l’aspect du lac du Drennec commence à prendre des aspects inquiétants espérons que nous n’ayons pas à déplorer un boom planctonique dans les jours à venir.

Saumon ; 52 passages pour la semaine écoulée, la barre des 4OO est donc franchie (414 / 321 à 77O les autres années à date égale).

Avec la future grande marée (coef 1O3 le 15 août), les 8 jours à venir seront décisifs. En l’absence de pic de montaison 2O18 sera médiocre mais rien n’est joué car un pic se prolongeant jusqu’à la fin du mois pourrait positionner  2O18 dans une moyenne correcte. Le faible nombre de castillon marqué tendrait à indiquer que le gros de la troupe reste à venir. A suivre  

CASTILLONS ; C’EST MOU !

Saumon ; Certes les conditions météo ne sont pas au top pour encourager la montaison des saumons, cependant avec la dernière grande marée on pouvait s’attendre au pic de migration estivale. Avec 32 passages au vidéo comptage c’est plutôt mou. Nous en sommes donc à 243 poissons au total (hors échappement).

Le passage d’un petit nombre de poissons marqués laisse à penser  que le pic migratoire est à venir. Espérons donc que la montaison soit décalée et croisons les doigts en attendant les prochaines grandes marées.

 S’agissant des débits, si l’ELORN bénéficie de la garantie  très bénéfique du soutien d’étiage du lac qui maintient une pêche de qualité pour la truite en rivière,  l’absence de pluies depuis un bon mois laisse augurer d’un étiage sévère sur les affluents (certains affluents sont déjà au plus bas).

Lac du Drennec ; l’ensoleillement quasi permanent et les températures élevées rendent les conditions de pêche très difficiles voir nulles. La bonne nouvelle c’est (jusqu’à présent) le maintien d’une bonne qualité de l’eau dans la réserve.

Suite à la pollution qui avait détruit la pisciculture en aval du barrage, nous venons de retrouver  un niveau de production normal dans nos bassins  avec les premiers lâchers d’arc de taille moyenne. Toutefois,  il faudra sans doute attendre le rafraîchissement des températures pour retrouver des poissons actifs et une pêche de qualité.

Lac du Drennec ; un ferrage prometteur sur le parcours mouche… c’est du lourd !

 

PISCICULTURE DE PONT AR ZALL ; UN DOSSIER A SUIVRE !

L’enquête publique portant sur « l’extension régularisation » de la pisciculture de PONT AR ZALL (située en amont de LANDIVISIAU), présentée par la SAS Truites du Ster Goz vient de s’achever le 18 juillet.

Pour plus de précisions voir en pdf les dépositions de l’AAPPMA de l’ELORN et d’EAU ET RIVIERES DE BRETAGNE . La CLE (Commission Locale de l’Eau) a également transmis sa position au préfet et services instructeurs,  suite à l’audition du pétionnaire et une réunion spécialement consacrée à ce dossier, le 1O juillet dernier.

Rappelons que cette pisciculture industrielle constitue un des obstacles majeurs qui freine  la montaison et à la dévalaison des espèces migratrices et en premier lieu le saumon.

Enfin, insistons surtout sur le fait que l’exploitant –  autorisé à produire 25O tonnes de truites arc en ciel par an – en produit en réalité entre 3OO et 4OO tonnes, en toute illégalité donc et ceci depuis plus d’une décennie.

Affaire à suivre.

 

        Avis PONT AR ZALL pdf