RAS LE BOL !!

FLECHE ;  6 avril 2O17, FLECHE ;  31 août 2O18, QUILLIMADEC ;  22 février 2O19 et maintenant le STANG affluent du GUILLEC, sans oublier un ruisseau côtier dans le secteur de DOUARNENEZ, etc, etc….

La longue litanie des rivières empoisonnées par l’agriculture et l’élevage industriels s’enrichit régulièrement sans que rien ne semble pouvoir inverser ce mouvement destructeur.

Elevages vieillissants, élevages modernes pourtant équipés d’installations de traitement, absence de maîtrise des règles de base du métier et de suivi des installations… on nous répond ; « accidents regrettables » !

Malgré les belles déclarations du modèle agricole dominant… lorsqu’il s’agit de caresser le public dans le sens du poil, le massacre de nos belles rivières, petites et grandes, continue de plus belle et semble même presser la cadence. Nous en sommes à des dizaines de kilomètres saccagés chaque année selon une fréquence jamais atteinte.

Comment établir une relation de confiance entre les tenants de ce modèle agricole et la population alors qu’au cours de ces derniers mois, dans le seul LEON, trois rivières sur 4 ont subi des pollutions majeures !

Comment croire que l’élevage industriel peut encore sauver sa maigre réputation lorsque son seul dialogue avec la Société s’évalue au nombre de kilomètres de rivière polluée, en fonction des centaines de Mètres cubes d’excréments qui se sont « accidentellement » déversés ?

Quel est le projet des tenants de ce modèle, véritables apprentis sorciers : faire de toutes nos rivières et de leurs affluents des exutoires et espérer, de guerre lasse,  que les citoyens baisseront les bras et céderont à la résignation ?

Ce serait mal connaître les Bretons viscéralement attachés à leur pays.

Jamais nous nous résoudrons à accepter les conséquences d’un tel modèle qui outre ses conséquences environnementales se solde par un bilan catastrophique dans nos campagnes, tant au plan humain social et économique.

Cerise sur le gâteau ; l’agence de l’eau LOIRE BRETAGNE présente la Bretagne comme un modèle de reconquête de la qualité des eaux grâce à la  mise en place de SAGE et un pourcentage de masses d’eau de bonne qualité (voir DCE) ! La réalité est toute autre et « beaucoup plus perverse ». Certes on assiste à une amélioration de la qualité des eaux sur le front des pollutions agricoles chroniques… hélas aujourd’hui remplacées par les pollutions « accidentelles » qui en quelques heures tuent toute vie piscicole dans nos rivières. Une fois le flot polluant passé…quelques jours plus tard, les analyses d’eau sont bonnes ce qui permet de présenter des bilans annuels et des graphiques satisfaisants.

Conclusion : des eaux de bonne qualité mais… plus un poisson vivant sur des dizaines de kilomètres ! A quand la véritable prise en compte de l’Indice Poisson dans les bilans DCE ?

 

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