ALERTE ROUGE

Un projet d’extension d’un élevage laitier (4OO vaches) et une usine de méthanisation associée est en gestation aux sources du MOUGAU, le principal affluent du lac du DRENNEC avec le HAUT ELORN.

Ce projet, en consultation sur le site http://www.finistere.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Consultations-du-public-Elevages/GAEC-TOURMEL-COMMANA jusqu’au 14 juin, constitue une menace sans précédent pour le lac du DRENNEC et L’ELORN qui rappelons le contribuent à l’alimentation en eau du tiers de la population du FINISTERE.

Le lac qui connaît depuis quelques années des épisodes d’eutrophisation (algues filamenteuses, cyanobactéries…) est condamné si cette installation industrielle voyait le jour sur un bassin versant aussi sensible.

Ce projet, situé en amont immédiat du lac , est d’autant plus menaçant que le pétionnaire est connu pour son comportement désastreux vis à vis de l’environnement (arasement de talus à grande échelle, travaux sans autorisation dans les cours d’eau, stockage de fumier en plein air, épandage de pesticides sur une zone de captage…) ainsi que pour son agressivité vis à vis des personnes qui tentent de promouvoir une agriculture respectueuse de l’environnement dans le secteur.

Compte tenu de l’enjeu stratégique du lac du DRENNEC et des actions de reconquête engagées depuis plusieurs années par divers partenaires, en premier lieu le syndicat de bassin de l’ELORN, tous les moyens légaux doivent être mis en œuvre pour faire échec à ce projet (pétitions, campagnes d’information, manifestations, recours juridiques, etc….).

Les défenseurs de l’eau, des consommateurs, de l’air, des paysages….doivent se mobiliser car si un tel projet voyait le jour, il signerait la mort programmée, au cœur du PARC NATUREL REGIONAL D’ARMORIQUE, en zone NATURA 2OOO, du plus important lac Finistérien à vocation d’alimentation en eau potable, par ailleurs emblématique en terme de biodiversité (truite fario, loutre, avifaune, etc….)

Nous association informera régulièrement ses adhérents et sympathisants de l’évolution de ce dossier très préoccupant, bien entendu soutenu par le lobby productiviste, en premier lieu la chambre d’agriculture du FINISTERE.

 

SIGNEZ LA PETITION!

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/contreunprojetdefermeusineacommana-3165.html

 

 

 

Grand chantier d’été du samedi 22 juin

Le grand chantier d’été annuel se tiendra cette année à KERHAMON commune de PLOUEDERN, au parc Georges HUET le samedi 22 juin 2019
Le rendez-vous est fixé à 8h45 
inscriptions directement auprès de l’AAPPMA de l’ELORN avant le 17 juin

 

OMBRES ET LUMIERE DU DEBUT DE SAISON 2O19

Saumon ;Nous l’avions certes prévu mais c’est  toujours désolant, démoralisant d’annoncer (à priori !) O prise après 3 semaines d’ouverture ! Peu de poissons comptés à la vidéo, alors que nous voilà début avril. Espérons que les semaines à venir soient plus productives . Phénomène général semble t’il sur la quasi totalité des cours d’eau du Massif Armoricain.

De plus, sauf à bénéficier d’un mois d’avril et mai très pluvieux ou d’un été pourri, nous nous engageons une nouvelle fois dans la spirale déprimante d’un étiage précoce et prononcé d’autant que la période des pluies efficaces est désormais derrière nous. Les débits actuels correspondent à ceux de mi mai voir fin mai et la végétation précoce après un hiver doux ne va pas arranger la situation.

Truites en lac ; au Drennec très bon début de saison pour l’arc en ciel et confirmation de la poursuite de captures de fario (à remettre à l’eau avec précaution). Satisfaction également sur le nouveau site de l’étang de Brézal où la truite fario est également présente.

En rivière, si certains pratiquants sont un peu moroses, nous avons plusieurs témoignages fiables confirmant de belles, voir très belles pêches. Raison de plus pour se comporter en pêcheur responsable et à ce sujet rappelons que le quota journalier est fixé à 3 truites.

En conclusion ; la truite « çà va » par contre l’inquiétude est de mise pour le saumon mais faut il vraiment s’en étonner ?

RAS LE BOL !!

FLECHE ;  6 avril 2O17, FLECHE ;  31 août 2O18, QUILLIMADEC ;  22 février 2O19 et maintenant le STANG affluent du GUILLEC, sans oublier un ruisseau côtier dans le secteur de DOUARNENEZ, etc, etc….

La longue litanie des rivières empoisonnées par l’agriculture et l’élevage industriels s’enrichit régulièrement sans que rien ne semble pouvoir inverser ce mouvement destructeur.

Elevages vieillissants, élevages modernes pourtant équipés d’installations de traitement, absence de maîtrise des règles de base du métier et de suivi des installations… on nous répond ; « accidents regrettables » !

Malgré les belles déclarations du modèle agricole dominant… lorsqu’il s’agit de caresser le public dans le sens du poil, le massacre de nos belles rivières, petites et grandes, continue de plus belle et semble même presser la cadence. Nous en sommes à des dizaines de kilomètres saccagés chaque année selon une fréquence jamais atteinte.

Comment établir une relation de confiance entre les tenants de ce modèle agricole et la population alors qu’au cours de ces derniers mois, dans le seul LEON, trois rivières sur 4 ont subi des pollutions majeures !

Comment croire que l’élevage industriel peut encore sauver sa maigre réputation lorsque son seul dialogue avec la Société s’évalue au nombre de kilomètres de rivière polluée, en fonction des centaines de Mètres cubes d’excréments qui se sont « accidentellement » déversés ?

Quel est le projet des tenants de ce modèle, véritables apprentis sorciers : faire de toutes nos rivières et de leurs affluents des exutoires et espérer, de guerre lasse,  que les citoyens baisseront les bras et céderont à la résignation ?

Ce serait mal connaître les Bretons viscéralement attachés à leur pays.

Jamais nous nous résoudrons à accepter les conséquences d’un tel modèle qui outre ses conséquences environnementales se solde par un bilan catastrophique dans nos campagnes, tant au plan humain social et économique.

Cerise sur le gâteau ; l’agence de l’eau LOIRE BRETAGNE présente la Bretagne comme un modèle de reconquête de la qualité des eaux grâce à la  mise en place de SAGE et un pourcentage de masses d’eau de bonne qualité (voir DCE) ! La réalité est toute autre et « beaucoup plus perverse ». Certes on assiste à une amélioration de la qualité des eaux sur le front des pollutions agricoles chroniques… hélas aujourd’hui remplacées par les pollutions « accidentelles » qui en quelques heures tuent toute vie piscicole dans nos rivières. Une fois le flot polluant passé…quelques jours plus tard, les analyses d’eau sont bonnes ce qui permet de présenter des bilans annuels et des graphiques satisfaisants.

Conclusion : des eaux de bonne qualité mais… plus un poisson vivant sur des dizaines de kilomètres ! A quand la véritable prise en compte de l’Indice Poisson dans les bilans DCE ?

 

Protégeons les poissons migrateurs

URGENT : Interdiction des filets de pêche dans la rade de Brest pour la protection des poissons migrateurs : pour signer la pétition cliquez sur le lien ci-contre : 

 

https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/interdiction-filets-peche-rade-brest-protection/61692

PETITE OUVERTURE !

Pour le saumon ; à priori un zéro pointé … malgré de bonnes conditions de pêche, il est vrai que le nombre de poisson entré en rivière – du même niveau que les années passées – est très faible. Espérons que çà s’améliore.

Truite en rivière ; curieusement à l’inverse des années passées nous n’avons pas eu beaucoup de bons échos. Nous attendons des informations complémentaires.

Lac du Drennec ; bonne affluence et surprise ; plus de 2O farios remises à l’eau (dont un poisson de + de 5O cm). Il semble se confirmer que le comptage à la trappe du Mougau, lors de la période de ponte  2O18, a été très partiel du fait des échappements liés aux crues de décembre. Raison de plus pour appliquer à la lettre la règlementation à savoir ; relâcher avec la plus grande précaution toutes les farios. C’est à ce prix que nous parviendrons à faire remonter la population de poissons sauvages.

Pour les arcs ; nombreuses captures de poissons parfaitement reconstituées déversées l’an dernier. Des gros poissons (+ de 2 KG) ont été pris sur tout le pourtour du plan d’eau, à l’inverse de l’an dernier où ils s’étaient concentrés dans l’anse du Mougau.

Bonne ambiance, bon esprit de la part de tous les pêcheurs contrôlés.

Etang de Brézal ; forte présence des adhérents sur ce nouveau parcours mais à l’évidence quelques « pêcheurs »  n’ont que faire du quota. Rappelons que l’ouverture de ce site constitue un test, à vouloir tricher tout le monde sera perdant. Si de tels comportements perdurent nous serons rapidement amenés à stopper tout déversement d’arcs dans le plan d’eau. A bon entendeur …..

                                                              Credits photos Lucas Bosser

LES PECHEURS DE SAUMONS MOBILISES

Bonne participation à la réunion d’information dimanche 3 mars, près de 3O pêcheurs ont répondu présent. Outre la présentation du bilan 2O18 et la présentation du rapport (1) de la commission départementale migrateur, mise en place par la fédération, le Président a livré les premiers éléments du programme RENOSAUM (2) qui devrait redéfinir les modes de gestion des populations de saumons sur les rivières Bretonnes.

Ce travail engagé par les scientifiques de l’INRA qui travaillent sur le SCORFF fera l’objet de rapports d’étape auxquels les pêcheurs de saumons seront associés.

Les travaux en cours, tant de la part des gestionnaires de terrain (AAPPMA, Fédérations d’AAPPMA) que des scientifiques font suite à la situation de plus en plus préoccupante du saumon atlantique. Dans les Iles Britanniques 2O18 a été qualifiée de « plus mauvaise année pour les migrations de saumons »‘

 

(1) »Vers une nouvelle gestion des rivières à saumon du Massif Armoricain ? » mis en ligne sur le site (pdf)

(2) la notion de Limite de Conservation devrait remplacer les TAC à partir de 2O21

Télécharger     FD29_Com_Saumon_2018_imp2_V2

REUNION SAUMON

la réunion annuelle d’information se tiendra dimanche  3 mars à 9 H 3O, salle municipale au bourg de LA ROCHE MAURICE. A l’ordre du jour ;

+ bilan de la saison 2O18,

+ perspectives 2O19.

Seront abordés deux sujets importants : la présentation du rapport de la commission migrateurs mise en place par la fédération départementale et l’état d’avancement du projet RENOSAUM qui devrait se traduire en 2O21 par la mise en oeuvre d’une nouvelle gestion des populations de saumons. Les scientifiques de l’INRA travaillent sur une approche  prenant en compte non plus seulement l’exploitation des stocks mais sa conservation selon les recommandations de l’OCSAN (Organisation de la conservation du saumon dans l’Atlantique Nord).