FERMETURE DE LA PECHE AU SAUMON

La saison de pêche du saumon de printemps 2011 est donc fermée sur l’ELORN, le quota étant atteint. Lundi de Pâques, jour de la fermeture, un magnifique poisson de 19 livres pour 98 cm a été capturé dans le pool en aval de la trappe de KERHAMON, à la petite cuillère (à noter que ce poisson était marqué).

C’est le deuxième gros poisson capturé en aval de la trappe. Le faible niveau d’eau explique sans doute le fait que certains poissons hésitent à monter. La saison 2011 aurait pu être somptueuse si la météo avait été de la partie, hélas depuis l’ouverture pratiquement pas une goutte de pluie. C’est un peu désespérant et inquiétant pour la suite. Ceci précisé, 2011 constitue une note d’espoir en ce sens que la population de saumons de printemps n’est pas encore tout à fait exsangue et que cette remontée 2011 (qui se poursuit) suit une très bonne année à castillon 2010. Il s’agit semble t’il d’une tendance générale. En ECOSSE par exemple, ce début de saison est d’ores et déjà qualifié d’exceptionnel. Hélas, la pluie fait cruellement défaut et il serait grand temps qu’elle revienne, sinon rivières, saumons et truites risquent de souffrir.

Cette situation n’empêche pas, bien au contraire, certains "voyous" de sévir au grappin, notamment dans l’estuaire, nous avons bien entendu pris contact avec la brigade de gendarmerie et la BMI (ONEMA) .

DESCENTE DES SMOLTS : Nous avons pu constater que les consignes de l’administration ont été prises en compte sur les sites de pisciculture qui ont considérablement freiné la descente des smolts. Si le pire a été évité, cette situation n’est pas pour autant satisfaisante car il est inadmissible qu’une fois encore l’association découvre des disfonctionnements aussi énormes. Celà signifie que les pisciculteurs ne surveillent pas leurs installations, pas plus que les services de l’Etat en charge de la surveillance des cours d’eau. Nous n’allons évidemment pas en rester là, car nous avons des raisons de penser que la descente de smolts 2011 a souffert.

TRUITE : En amont de LANDIVISIAU, malgré les eaux basses, la présence de beaux herbiers limitent les dégâts en freinant l’écoulement des eaux et la rivière a un assez bel aspect (ce qui n’est pas toujours le cas en aval ce qui tend à prouver que l’amélioration de la qualité des eaux n’est toujours pas au rendez vous). L’activité des truites reste malgré tout assez limitée. Il est vrai que les vents bloqués au Nord ou à L’Est ne constituent pas les meilleures conditions. Quelques pêches correctes signalées sur le lac du DRENNEC, y compris fario.

DES THESES "SCIENTIFICO-TECHNIQUES" DISCUTABLES : Le bilan des remontées de saumons à la station de KERHAMON bat en brèche les thèses de certains "scientifiques" en charge du saumon dans notre Région. En effet, selon ces spécialistes la production de smolts en pisciculture est sans intérêt, voir "nuisible". Ces messieurs mettent notamment en avant que les taux de retour de ces smolts seraient insignifiant et que de plus elle "donnerait" uniquement des castillons. Il est désormais démontré sur L’ELORN que certaines années on relève des taux de retour de 3 % (voir retour castillon 2010). Quant au saumon de printemps, on observera que le pourcentage de poissons marqués à ce jour est loin d’être négligeable. Le poisson de 19 livres cité ci dessus était marqué. Observons également que des parents castillons ne "donnent" pas uniquement des "enfants" castillons… la preuve !

Chacun sait que nous ne sommes pas des inconditionnels du repeuplement. Nous considérons en effet qu’il vaut mieux éviter d’avoir recours à ce genre d’opération qui doit être proscrite sur des cours d’eau en contexte dit conforme (ce qui est le cas sur la majorité de nos rivières Finistériennes), que ce soit pour la truite ou le saumon.

Celà dit, nous refusons le "catéchisme anti repeuplement" qui chez certains "scientifiques" s’apparente à de l’intégrisme. En effet, dans certaines situations bien précises, la production de smolts n’est pas à rejeter à priori, dès lors que tout est mis en oeuvre pour assurer une production de qualité, à partir de géniteurs locaux. Rappelons que la production de smolts a été mis au point sur L’ELORN à la fin des années 70 avec le CNEXO (aujourd’hui L’IFREMER). L’objectif étant de produire 10 000 smolts/an en compensation des frayères noyées, suite à l’édification du barrage du DRENNEC (1982).

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